L’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR), en partenariat avec l’UNESCO, a lancé un important programme de formation des médias destiné à renforcer la couverture du changement climatique et de la réduction des risques de catastrophe dans la région du bassin du lac Tchad, touchée par les conflits.
Cette formation en ligne de haut niveau, intitulée « Formation UAR-UNESCO des médias sur le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe dans les contextes de conflit et de fragilité : le cas du bassin du lac Tchad », a réuni des journalistes et professionnels des médias de pays anglophones et francophones, notamment le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et le Niger.
L’initiative est considérée comme une nouvelle étape importante pour l’UAR après la mise en œuvre réussie du précédent projet de résilience des médias soutenu par l’UNESCO et destiné aux petits États insulaires en développement d’Afrique.
Intervenant pendant la session, XU Jing Marco, spécialiste de programme à la Section Développement des médias et Médias en situation d’urgence de l’UNESCO, a salué le rôle croissant de l’UAR dans la communication sur le climat et les catastrophes en Afrique. Il a souligné que les journalistes jouent un rôle essentiel pour sauver des vies grâce à une information exacte, éthique et orientée vers les solutions, en particulier dans les régions fragiles confrontées aux chocs climatiques, à l’insécurité et aux crises humanitaires.
La formation a porté sur les fondamentaux du changement climatique, la réduction des risques de catastrophe, le journalisme de solutions, le traitement inclusif de l’information, l’intelligence artificielle et la désinformation, ainsi que le cadre de l’UNESCO relatif aux plans de préparation et de réponse aux catastrophes pour les institutions médiatiques.
Les participants ont également étudié les vulnérabilités climatiques propres au bassin du lac Tchad, notamment les déplacements de populations, l’insécurité alimentaire, les migrations et l’insécurité liées à la dégradation de l’environnement.
Les sessions ont été animées par Emmanuel Wongibe, formateur et consultant média expérimenté, qui a guidé les participants dans des approches pratiques de narration destinées à renforcer la sensibilisation du public, la résilience et l’engagement communautaire.
Après les sessions en ligne, certains participants passeront à la phase suivante du projet en élaborant des plans institutionnels de préparation et de réponse aux catastrophes pour leurs organisations médiatiques respectives. D’autres collaboreront à la coproduction de reportages percutants sur le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe dans la région.
La dernière phase du programme se conclura par un atelier en présentiel à N’Djamena, au Tchad. La session anglophone destinée aux participants du Nigeria et de certaines régions du Cameroun s’est tenue les 14 et 15 mai 2026, tandis que la session francophone destinée au Tchad, au Cameroun et au Niger est prévue les 21 et 22 mai 2026.




